"Je suis de plus en plus certain que l'homme est un animal malheureux, abandonné dans le monde, condamné à se trouver une modalité de vie propre, telle que la nature n'en a jamais connu. Sa prétendue liberté le fait souffrir plus que n'importe quelle forme de vie captive dans la nature. Rien d'étonnant, par conséquent, à ce que l'homme en arrive parfois à être jaloux d'une plante, d'une fleur. Pour vouloir vivre comme un végétal, grandir enraciné, s'épanouissant puis se fanant sous le soleil dans l'inconscience la plus parfaite, vouloir participer à la fécondité de la terre, être une expression anonyme du cours de la vie, il faut désespérer du sens de l'humanité. Pourquoi n'échangerais-je pas mon existence contre celle d'u
n végétal ? Je sais ce que c'est que d'être homme, d'avoir des idéaux et de vivre dans l'histoire : que puis-je encore espérer de ces réalités-là ? Etre homme, c'est assurément une chose capitale ! Une chose tragique, car l'homme vit dans un ordre d'existence radicalement nouveau, bien plus complexe, et dramatique, que celui de la nature."
[Cioran, Sur les cimes du désespoir]
- Flora, tu as déjà lu le texte en-dessous ?
- Oui, j'ai déjà tout lu.
- Je trouve qu'il a raison...

Parfois, lire les textes distribués par votre professeur de philosophie, ça fait réfléchir. Et moi, ça m'a redonné envie d'écrire. Même si ce texte n'est pas la source de ma volonté, mais elle a contribué à sa réalisation. Depuis l'apparition de Facebook, je trouve que les gens communiquent de moins en moins. Ce système est fait pour rapprocher les gens, mais il les éloignent. Les individus ne prennent plus le temps d'écrire ce qu'ils pensent réellement, ils mettent "j'aime" ou se contentent d'un commentaire minime. Et c'est bien dommage...
Alors, j'ai décidé de ne plus faire comme eux, et d'écrire coûte que coûte, même si mes mots ne serviront à rien, même s'ils ne seront pas lus.
Je suis dans une période où j'ai besoin de parler, où j'ai besoin qu'on m'entende. On ne me voit plus, mais j'ai des choses à dire. La sensibilité prend le dessus, les souvenirs avec. J'ai des tas de choses à raconter, des sentiments à vous faire part. Et voilà pourquoi le rapprochement au texte de Cioran, car vous me direz, il n'a aucun rapport avec Facebook. Non, juste avec un état d'esprit déjà connu. Que j'ai connu, connu de tous je pense.
Après cela, je vous souhaite une bonne visite sur mon blog, et de bonnes vacances...même si cela ressemble plutôt à une "pause pédagogique" qu'à de vraies vacances...
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