samedi 13 novembre 2010




Pour rester soit même dans un monde qui s'évertue jour et nuit à vous rendre comme n'importe qui, il faut gagner la plus rude bataille qu'un humain puisse livrer et cette bataille n'a pas de fin.

[Edward Estlin Cummings]

mardi 2 novembre 2010

Floraaaaaa, ouhouhouhhh...


C'est bientôt la fin des vacances, et moi, ô grande ado responsable qui avait l'intention de bien m'avancer dans la préparation de fiches de révision, n'ai encore (PRESQUE) rien fait.

Demain sera le dernier jour de vacances, et c'est un jour très frustrant. Se dire qu'il faut repartir pour de longues semaines de travail...mais au bout, il y aura Noël, et toute cette période que j'aime beaucoup : le froid, la nuit qui tombe très tôt, les bonnets, les gants, l'odeur de chocolat mélangée à celle de l'orange (je vous conseille d'ailleurs ce gel douche en édition limitée chez Yves Rocher ^^), les marchés de Noël en Allemagne... ♥

Mouarf, avant tout ça, c'est une semaine de type bac à la rentrée, retourner au code tout les soirs en désespérant et en se disant qu'on ne l'aura jamais, avec la faim dans le ventre parce que l'on aura rien mangé de correct à la cantine et que l'on ne sera pas encore rentrés chez soi depuis le matin ; les interminables semaines de cours quoi !

Et les dossiers d'inscription qui vont arriver, voeu n°1, voeu n°2, voeu n°3, si je continue comme ça, ils seront tous vides. Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire ?

Des séries TV à me proposer ? Je ne sais plus quoi regarder en ce moment.

Parfois, je me demande si c'est moi qui voit la vie de manière trop tragique, ou si elle l'est réellement trop pour moi.



Au cours de ma (courte) vie, j'ai toujours eu tendance à ressortir des gens ce qu'ils avaient de meilleur en eux. A ne pas considérer le reste. A pardonner. Sans doute pour me voiler la face, pour me dire que le monde ne court pas à sa perte.

Et pourtant, plus les semaines passent, plus je sens un malaise au fond de moi. Plus je me dis que je ne veux pas vivre dans ce monde de fou, qui lui ne vit que pour l'argent et le sexe. Il ne faut pas se voiler la face, mais on est confrontés à ces deux éléments en permanence. Allumez la télé, vous verrez !

Ce qui me dégoute le plus ? Ces femmes qui aujourd'hui n'ont plus aucun respect pour elles-mêmes. Je me demande si parfois elles se regardent, ou si elles arrivent encore à le faire. Bien des femmes avant elles se sont battues pour avoir des droits, pour ne plus être soumises à l'homme. Néanmoins, à l'heure qu'il est, on croirait qu'elles font tout pour redevenir des objets.

Alors oui, après je me demande si ce n'est pas moi qui est décalée, en exil sur une planète étrangère -salut le monde, c'est moi, je débarque!-, si ce n'est pas moi qui devrait plutôt être comme elles, comme tous ces gens, tous les mêmes.

Et quand on voit une personne qu'on a aimé plus que tout se dégrader de plus en plus, et surtout en être fier, c'est la fin.

jeudi 28 octobre 2010

mardi 26 octobre 2010


"On joue juste mais le texte est faux. Il n'a pas été écrit pour nous mais pour tout le monde, pour que tout le monde s'y retrouve. Pourquoi rentre-t-on si bien dans le moule, avec une telle hâte, une telle satisfaction, un tel soulagement ? De quoi avons-nous si peur, à l'idée de sortir de la lucarne, d'aller voir ailleurs, de déborder du cadre ? Pourquoi acceptons-nous des rôles convenus et pas des sujets libres ? Sommes-nous condamnés à vivre dans des téléfilms ? Pourquoi ne savons-nous pas improviser l'amour ?"

[Camille Laurens, Ni toi ni moi]

lundi 25 octobre 2010

Vendredi 22 octobre 2010, 15h15 environ...

"Je suis de plus en plus certain que l'homme est un animal malheureux, abandonné dans le monde, condamné à se trouver une modalité de vie propre, telle que la nature n'en a jamais connu. Sa prétendue liberté le fait souffrir plus que n'importe quelle forme de vie captive dans la nature. Rien d'étonnant, par conséquent, à ce que l'homme en arrive parfois à être jaloux d'une plante, d'une fleur. Pour vouloir vivre comme un végétal, grandir enraciné, s'épanouissant puis se fanant sous le soleil dans l'inconscience la plus parfaite, vouloir participer à la fécondité de la terre, être une expression anonyme du cours de la vie, il faut désespérer du sens de l'humanité. Pourquoi n'échangerais-je pas mon existence contre celle d'u
n végétal ? Je sais ce que c'est que d'être homme, d'avoir des idéaux et de vivre dans l'histoire : que puis-je encore espérer de ces réalités-là ? Etre homme, c'est assurément une chose capitale ! Une chose tragique, car l'homme vit dans un ordre d'existence radicalement nouveau, bien plus complexe, et dramatique, que celui de la nature."

[Cioran, Sur les cimes du désespoir]



- Flora, tu as déjà lu le texte en-dessous ?
- Oui, j'ai déjà tout lu.
- Je trouve qu'il a raison...




Parfois, lire les textes distribués par votre professeur de philosophie, ça fait réfléchir. Et moi, ça m'a redonné envie d'écrire. Même si ce texte n'est pas la source de ma volonté, mais elle a contribué à sa réalisation. Depuis l'apparition de Facebook, je trouve que les gens communiquent de moins en moins. Ce système est fait pour rapprocher les gens, mais il les éloignent. Les individus ne prennent plus le temps d'écrire ce qu'ils pensent réellement, ils mettent "j'aime" ou se contentent d'un commentaire minime. Et c'est bien dommage...
Alors, j'ai décidé de ne plus faire comme eux, et d'écrire coûte que coûte, même si mes mots ne serviront à rien, même s'ils ne seront pas lus.

Je suis dans une période où j'ai besoin de parler, où j'ai besoin qu'on m'entende. On ne me voit plus, mais j'ai des choses à dire. La sensibilité prend le dessus, les souvenirs avec. J'ai des tas de choses à raconter, des sentiments à vous faire part. Et voilà pourquoi le rapprochement au texte de Cioran, car vous me direz, il n'a aucun rapport avec Facebook. Non, juste avec un état d'esprit déjà connu. Que j'ai connu, connu de tous je pense.

Après cela, je vous souhaite une bonne visite sur mon blog, et de bonnes vacances...même si cela ressemble plutôt à une "pause pédagogique" qu'à de vraies vacances...